AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

L’Ordre doit répondre présent à chaque instant pour faciliter les développements structurels et économiques des cabinets. Nous souhaitons apporter toute l’aide possible pour que les avocats soient mieux armés et formés pour la gestion de leur cabinet et assurer une sécurité économique forte.

Ce développement économique se réalisera notamment au travers des propositions suivantes ; l’amélioration de l’offre du service Exercice et Activité à l’Ordre, une labéllisation des partenaires financiers pour les avocats, une clause télétravail dans le contrat de collaboration, la mise en place d’un Fonds de garantie honoraires. Nous souhaitons un Ordre tourné vers le développement économique des cabinets et un Ordre militant pour l’attractivité internationale de la place de PARIS.

Nos propositions

Table des matières

1. Amélioration de l’offre de service de l’Ordre Exercice et Activité

Regrouper les pôles Exercice, Social et Entrepreneurial (en liaison étroite avec la Déontologie) afin de répondre avec une efficacité toujours accrue à l’ensemble des attentes des avocats ; lors de la création des structures, à leurs évolutions et jusqu’à la cession ou cessation d’activité.

Restructurer et renforcer les effectifs, pour fournir aux confrères un interlocuteur spécialisé suivant le type de cabinet par des pôles dédiés pour mieux répondre aux problématiques particulières de chacun (exercice individuel ; cabinets jusqu’à 10 avocats, de 10 à 40 avocats et au-delà de 40 avocats)

Renforcer la collaboration avec la plateforme de référencement Praeferentia (et le nécessaire développement de cette dernière, peut être avec des partenaires extérieurs), afin d’élargir l’offre de services externes aux cabinets (matériels, fournitures, services, etc.)

2. Un Ordre labellisant des partenaires financiers à l’écoute des avocats

Proposer des offres de financement spécifiques et variées aux avocats,
notamment pour répondre aux impératifs économiques que la période que nous
vivons met en évidence, mais aussi pour répondre aux besoins d’une activité
normale.

Cela peut passer par le partenariat avec la BNP, partenaire historique de la
CARPA de Paris, ou à défaut d’offres suffisamment attractives de leur part, avec
d’autres grands établissements financiers de la place.

Les confrères ne doivent plus avoir de simples prestataires de banque, mais de vrais
partenaires, dans les recherches de financement de leur activités, le soutien de leurs
développements (études des besoins et de la situation, facilités de caisses, achats de
matériels, prêts immobiliers pour l’acquisition de locaux, etc.) Des offres adaptées, à
chaque type de structure ou d’exercice et pour chaque situation sont nécessaires.

Repenser le partenariat avec la BNP, partenaire historique de la CARPA de Paris (ou à défaut d’offres suffisamment attractives de leur part, avec d’autres grands établissements financiers de la place) pour renforcer l’appui d’un établissement financier et de l’Ordre pour les confrères afin de les assister à financer leur activité et leur développement (études des besoins et de la situation, facilités de caisses, achats de matériels, prêts immobiliers pour l’acquisition de locaux, etc.) et que des offres adaptées, à chaque type de structure ou d’exercice et pour chaque situation, soient proposées.

Proposer à une couverture d’assurance optionnelle couvrant par exemple les risques de perte d’exploitation, remboursement de frais professionnels, couverture de cyberattaque

3. Intégration dans le contrat de collaboration d’une clause télétravail

L’évolution technologique, l’âpreté de la situation économique ou les pandémies imposent d’adapter les modalités de travail traditionnelles. Le modèle de collaboration puis installation n’est plus uniforme, depuis des années, et nous ne sommes pas sûrs que l’institution ordinale ait pris la pleine mesure de cette évolution.

Nous voulons tisser du lien, recevoir les confrères, les accompagner, les protéger, quand ils le souhaitent et le demandent.

4. Prévenir et accompagner les difficultés économiques

La grève de 2020 et le Covid n’ont parfois fait que mettre en évidence des
situations économiques déjà tendues, voire compromises.
la structuration de clientèle de certains d’entre nous les place en état de précarité.
L’exonération des plus fragiles d’entre nous résout pas leurs difficultés structurelles.
Les secours parfois délivrés sont des urgences, mais ne constituent pas des réponses
durables. La recherche des solutions concrètes passe notamment par :

  • Audit d’activité: analyse des ressources et charges, de la structuration de
    clientèle, bilan de compétence, formations, perspectives de développement.
  • La pérennisation des mécanismes existants (rétablissement professionnel,
    surendettement des particuliers, ou l’embauche d’un troisième avocat
    missionné pour les difficultés de confrères à l’Ordre, outre le « plan de relance),
  • Une mission allouée à la cellule psychologique : les difficultés sont aussi souvent d’ordre personnel, les confrères en difficultés sont isolés, absurdement honteux et hors des radars ordinaux.

5. Un Ordre tourné vers le développement économique des cabinets

Créer ou renforcer les partenariats avec des grandes écoles de commerce et de management. Même unipersonnelles nos structures sont des entreprises. Les avocats doivent être mieux armés et mieux formés pour la gestion de leur cabinet. L’Ordre doit faciliter la recherche ou la création de formations pratiques dédiées notamment à la gestion, à la comptabilité, au management, au marketing, à l’informatique etc. au titre de la formation continue. Ces partenariats ne doivent pas uniquement être réalisés pour des cursus complets types MBA mais aussi pour des modules ciblés et pratiques de quelques heures. Ce type de formation est plus utile après quelques années de pratique professionnelle, tant les installations dès la prestation de serment sont rares.

Créer, en lien avec la Mairie de Paris, des maisons « d’accès au droit » dans les locaux de chaque ancien Tribunal d’Instance dans les différents arrondissements. Ces maisons seraient un excellent lieu pour favoriser le développement des modes alternatifs de règlement des conflits (MARD), domaine où les avocats allient compétence et dévouement.

Mettre en place un partenariat avec les sociétés de diversification foncière (Semaest), les bailleurs sociaux, et les incubateurs de la ville de Paris pour permettre une implantation des avocats, notamment primo-installant, sans dépôt de garantie et à coût plus réduit, partout dans Paris.

Mettre en place un partenariat avec les sociétés de diversification foncière (Semaest), les bailleurs sociaux, et les incubateurs de la ville de Paris pour permettre une implantation des avocats, notamment primo-installant, sans dépôt de garantie et à coût plus réduit, partout dans Paris.

Labélliser les initiatives privées pour faciliter la légèreté de structure que choisissent certains confrères, en se domiciliant avec offre de services (bureau et salle de réunion à temps déterminé, service de documentation, etc.). Il est nécessaire pour l’Ordre de favoriser ces initiatives, que celles-ci s’exercent aux seins d’autres cabinets ou par des prestataires privés, et ce afin de s’assurer que cette souplesse d’exercice offre toutes les garanties notamment déontologiques, aux confrères comme aux clients.

Créer un Observatoire économique composé d’avocats, d’autres professions et d’experts, dépendant directement de l’Ordre, afin d’analyser l’activité du Barreau de Paris dans tous ses aspects et diversités (quelles matières pour quels chiffres d’affaires, combien de professionnels par spécialité, quelle tendance, quelle structure de cabinets, nombre de collaborateurs, rémunérations, durée des collaborations, etc.) dans le but de fournir à l’Ordre et plus globalement à la profession, une lisibilité sur les situations économiques macro et micro, pour identifier les voies de développement d’activités pour les avocats du Barreau de Paris et les moyens d’accompagnement possibles pour les cabinets, les orientations à privilégier à l’EFB, les formations à proposer aux avocats, etc.

L’Ordre doit disposer de tableaux de bord pour organiser, prévoir, se projeter et non plus gérer à trop bref délai.

Encourager et accompagner les partenariats ou prises de participation dans les legal tech par la mise en place d’un fonds dédié, afin que cet axe de développement n’échappe pas aux avocats

Négocier auprès des éditeurs juridiques des accès bon marché à leurs bases de données (revues, fonds documentaires, codes, flux d’actualité, etc.). Il est nécessaire que les avocats puissent avoir accès à des conditions économiques supportables à ces connaissances pour faciliter leur pratique du droit et suivre son évolution.

6. Mise en place d’un Fond de garantie honoraires

Créer un Fonds de garantie honoraires, en partenariat avec la CARPA et un établissement financier dédié. Vue la difficulté que peuvent représenter le retard ou l’absence de paiements de factures pour les avocats. Doté à l’origine d’un montant de deux millions d’euros et adossé à un établissement financier, ce fonds aura vocation à verser, au terme d’un pré-examen du bien-fondé de la demande et du caractère complet du dossier de demande de fixation d’honoraires par le service dédié, une avance sur les honoraires dus à un avocat par son client. Le montant de cette avance sera variable selon le montant de la demande de fixation d’honoraires et selon les enjeux pour l’avocat ou le cabinet. Cette avance sera remboursée par l’avocat ou le cabinet au bout d’un délai déterminé. Le Fonds de garantie honoraires pourrait être financé par le prélèvement d’un faible pourcentage sur le montant des honoraires obtenus par l’avocat au terme de la procédure de fixation d’honoraires.

7. Un Barreau de Paris développant son ouverture internationale

Renforcer l’attractivité du Barreau de Paris et maintenir Paris comme une place de droit de premier plan. Environ 2 800 confrères exercent dans des structures anglo-saxonnes à Paris (composées de seulement 5% de confrères britanniques) et sont en risque en raison du BREXIT (les structures LLP ont vu leurs droits cristallisés par un texte de 2019, aujourd’hui caduque mais dont l’esprit doit être confirmé).
par ailleurs Paris doit rester après le Brexit une place de droit attirante pour les avocats eux mêmes.

Collaborer avec le CNB pour assurer le rayonnement du droit français et affirmer la solidarité du Barreau de Paris avec les confrères en danger simplement parce qu’ils exercent leur métier d’avocats.

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