Xavier AUTAIN

Candidat au Bâtonnat 

A ma sortie de l’EFB en décembre 1992, j’avais envie de faire du droit pénal, ayant idéalisé cette partie emblématique de notre métier.

Sans connaissance particulière au Barreau les places étaient rares et j’ai travaillé durant quelques mois chez un premier confrère spécialisé en droit commercial et bancaire.

En janvier 1994 j’ai intégré le cabinet d’Olivier METZNER, nous y étions alors deux collaborateurs.

Au-delà de la découverte d’une matière, pendant un peu moins de 4 ans, j’ai appris d’un grand professionnel l’exigence et la rigueur.

Quand je me suis installé dans le courant de l’année 1997 ma conscience de notre métier avait évolué, elle n’a jamais cessé de de le faire depuis.

En parallèle, dès l’entrée à l’école d’avocats en 1992, nous nous étions retrouvés à quelques-uns avec la volonté de créer une équipe de rugby d’avocats.

Très vite nous avons repris à notre compte la structure amicale existante pour en faire une véritable équipe qui, depuis 30 ans, est un lieu sportif et professionnel, confraternel, presque familial.

J’ai eu la chance de la présider 4 ans, d’y jouer plus de 20 ans, et d’en être toujours membre et c’est aussi là que j’ai trouvé certains de mes associés.

La Conférence, dont j’ai été 4ème secrétaire en 1998 , sous le Bâtonnat de la première femme élue à cette fonction, Dominique de la GARANDERIE, a aussi influencé mon parcours.

Non pas parce qu’elle procurerait, selon un mythe largement répandu, un sentiment de caste, mais au contraire parce qu’elle exige un dévouement, doit imposer l’humilité face à la tâche confiée et une recherche d’excellence.

La Conférence a certes l’avantage de rendre l’Ordre moins éloigné, de vous faire percevoir que cette institution n’est pas, et ne doit pas être, une administration inaccessible mais la maison commune des avocats, de tous les avocats.

Ayant exercé successivement de manière individuelle, en SCM, en SELARL, puis en SCP, seul pour être aujourd’hui avec plus de 20 autres avocats, j’ai appris de cette diversité de structures et je pense connaitre les avantages respectifs de ces différents modes d’exercice.

Travaillant quasi exclusivement en contentieux et principalement en Pénal et Responsabilité Civile et Assurances, j’assiste depuis plus de 25 ans aux évolutions de ces matières et de cette partie contentieuse du métier d’avocat qui s’est enrichi, diversifié, approfondi.

Ma passion pour le rugby m’a conduit par ailleurs, depuis maintenant une dizaine d’années, à être juge disciplinaire au sein de la Fédération Française de Rugby, expérience très enrichissante pour l’avocat plaidant que je suis.

Au début des années 2010 j’ai relevé la tête de mon ordinateur et de mes dossiers, et me suis intéressé un peu plus à la politique générale de notre profession (car non la politique n’est pas un gros mot si elle est faite dans l’intérêt collectif et ses diversités) que je suivais déjà, pour avoir voté à chaque élection, afin de ne plus être simplement un spectateur attentif, mais un élu.

En 2013 mes associés m’ont encouragé à me présenter au Conseil de l’Ordre où j’ai eu l’honneur d’être élu pour les années 2014 à 2016.

Sous deux bâtonniers successifs (ce qui m’a permis de me rendre compte qu’un mandat de deux ans est trop court et que la pérennité institutionnelle doit être renforcée à l’Ordre) j’ai eu la chance d’avoir principalement la charge de la Commission Incompatibilités et Conflit d’Intérêts, de pratiquer les perquisitions par délégation du bâtonnier, et surtout de diriger, deux ans durant la commission des Affaires Publiques.

Ce fut un mandat prenant et chronophage (dont il faut rappeler qu’il n’est pas rétribué), mais tellement intéressant et intellectuellement enrichissant.

En 2017, je me suis concentré sur mon seul cabinet.

Depuis le 1er janvier 2018, je siège à nouveau, mais cette fois au sein Conseil National des Barreaux (collège Ordinal), sous la présidence de Christiane FERAL SCHUHL, pour un mandat qui s’achèvera le 31 décembre 2020.

J’y ai la charge de la Commission Communication et je coordonne les Affaires Publiques, deux secteurs où nous avons fait évoluer les pratiques et doctrines.

La compréhension des rouages des pouvoirs publics et des hautes administrations, le flux souvent subi de décisions politiques auxquelles nous savons mal répondre, nos carences en propositions et manques d’anticipations se sont révélées parfois de manière douloureuse au cours de ces deux mandats.

Notre dépendance aux décisions publiques, la tardiveté de nos réactions, et les sentiments de fragilité et de crainte qui sont les nôtres m’ont convaincu de la nécessité pour notre profession d’opérer une révolution culturelle.

Celle que peut mettre en œuvre un Barreau fort, présent dans tous les secteurs économiques, sociaux et culturels, auprès de tous personnes morales de droit privé, administrations, artisans ou citoyens, un Barreau dont la diversité des talents et la richesse des compétences dans des matières très variées devraient mener à s’approprier son présent, réfléchir et définir son futur, avec conscience et humilité.

Au lieu de cela, le Barreau de PARIS apparait souvent morcelé, alors même que le sentiment d’appartenance à ce très grand Barreau ne demande qu’à se fortifier ; figé dans des habitudes anciennes, alors même que l’esprit d’innovation souffle dans l’esprit de biens des confrères ; les carrières apparaissent incertaines voire précaires, alors même que notre métier fait de nous par essence des conquérants du droit, des droits.

Rien ne me prédestinait l’étudiant provincial, arrivé à PARIS à 20 ans, à solliciter un jour les suffrages des membres du plus grand Barreau de France pour en devenir Bâtonnier, aux côtés de Clotilde LEPETIT.

Mais le moment et les enjeux imposent d’agir, pour éviter de réagir trop tard, de regarder les choses se dérouler, sans y participer, sans les décider, mais en autonomie, comme les professionnels libéraux que nous sommes, par essence.

retraites : Xavier Autain interpelle

Clotilde LEPETIT - Candidate au Vice-Bâtonnat

Je suis actuellement candidate aux élections au Conseil de l’Ordre du Barreau de Paris où j’espère pouvoir continuer de contribuer à l’amélioration de l’accompagnement des Confrères et Consœurs fragilisé(e)s ainsi qu’aux débats publics concernant l’évolution de notre droit et de notre procédure en matière pénale.

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